- par Fabrice Bonvin et le GREPI - http://www.extraterrestres.org
L’être humain ne peut s’empêcher d’ordonner,
d’étiqueter, de hiérarchiser, de catégoriser. Il
se construit ainsi une représentation de la «
réalité » – qui ne fait, certes, pas justice
à la complexité du réel – mais qui lui
permet de fonctionner dans la société.
C’est ainsi que les ufologues se sont employés à classer
les observations d’OVNIs et de leurs occupants dans des
catégories artificielles, en fonction de leurs formes et
apparences : OVNIs en forme de « soucoupes volantes »,
« cigares », « boules » côtoient les
« Gris », les « Vénusiens » ou les
« Grands Blonds », etc…
Cette démarche typologique fut guère utile à
mettre en évidence des traits caractéristiques ou des
structures dans l’ensemble des comptes-rendus d’observation. Les
résultats statistiques tirés de ces données furent
tout autant pauvres en enseignements.
En somme, l’absence de structures visibles dans les catégories
d’observation aboutit à un constat d’échec. Un
échec principalement lié au fait que chaque observation
donne lieu à une description spécifique à
l’observateur. Rares sont les observations qui rendent compte d’OVNIs
absolument identiques.
Or, depuis une dizaine d’années, des témoins
disséminés à travers le monde observent,
photographient et filment des OVNIs absolument identiques. Certains les
appellent les « sphères de lumière », tandis
que d’autres les assimilent à des « pucks de hockey
».
Ces sphères firent des apparitions remarquées durant la
vague mexicaine de 1991, donnant lieu à des vidéos
amateurs particulièrement saisissantes. Les années
suivantes, ces mêmes OVNIs furent filmés à des
dizaines de reprise dans le ciel du Mexique et de sa capitale. Voici
deux vidéos de ce phénomène, tel qu'observé
au Mexique :
Le 22 novembre 1997, à San Jose, Costa Rica, des centaines –
voire des milliers – de témoins purent observer ces
sphères évoluer dans les cieux de la capitale. Les OVNIs
furent non seulement filmés, mais les contrôleurs
aériens de l’aéroport international de Juan Santamaria
ont compté approximativement 50’000 traces de mouvements de ces
OVNIs sur leurs radars. Les mystérieux globes de lumières
firent la « une » des médias locaux : l’ampleur de
l’événement fut telle que CNN reprit l’information et la
répercuta dans le monde entier.
Extraits des coupures de presse au lendemain de l'observation de San
Jose
Observations à Genève
En Europe, ces OVNIs furent observés en de maintes occasions.
Rien qu’à Genève, en Suisse, ils donnèrent lieu
à cinq notifications différentes que nous allons
détaillées ci-dessous :
La première observation
recensée remonte au 26 juin 1993. Un touriste
néerlandais, George Philip Birney, se promène sur le
Salève (une montagne surplombant Genève) en compagnie
d’un élève. De 18h06 à 18h54, il observe des
sphères de lumière virevolter au-dessus de la ville. Par
chance, il avait son caméscope sur lui. Il le saisit et filme
quelques-une des « centaines de boules de lumières qui
évoluaient rapidement dans un ciel clair ». En plus de ces
sphères, il observe un objet de couleur noir en forme de disque.
L’observation franchit un pas supplémentaire dans
l’étrange quand il s’aperçoit que les badauds qui
l’entouraient disparurent pendant la totalité de l’observation :
« durant toute l’observation, plus personne – y compris les
deltaplanes – n’étaient là (…). Et aussitôt que la
dernière sphère disparut de mon champ de vision, toutes
ces personnes réapparurent, y compris la douzaine de deltaplanes
dans le ciel » se consterna-t-il.
La seconde observation se
déroule au beau milieu de la ville de Genève. Le 6
septembre 1998, à 18h30, un jeune homme accompagné de son
amie observent plusieurs sphères lumineuses d’un diamètre
estimé à 2-3 mètres, zigzaguant et survolant le
bord du lac, endroit très fréquenté ce
jour-là. Ces « boules lumineuses » se
déplaçaient en tous sens dans le ciel, à une
altitude relativement faible (mais difficile à évaluer).
Ces sphères étaient soit lumineuses, soit
métalliques, de sorte qu’elles réfléchissaient la
lumière du soleil. A sa connaissance, le témoin et son
amie furent les seuls à remarquer les étranges boules de
lumière, dont la luminosité était peu distincte de
la luminosité ambiante.
Reconstitution de l'observation du 6 septembre 1998
La troisième observation
eut lieu durant l’été 2000, vers 14h00-15h00. Les
témoins, au pied du Salève, observent des objets
similaires qui « étaient très hauts parce qu’ils
passaient derrière les nuages ». « Ils avaient
une trajectoire régulière et homogène.
C’était comme s’ils étaient pris dans un courant de vent…
Ce n’étaient pas des objets guidés. Ils ne semblaient pas
être des objets guidés par leur propre propulsion mais
semblaient plutôt portés par le vent » nous a
rapporté l’un des témoins. « Il n’y avait pas de
structures spéciales, ils étaient comme des ballons
».
Reconstitution de l'observation de l'été 2000
La première idée qui vint à l’esprit du
témoins fut celle des ballons. Mais l’altitude anormalement
haute des objets fait douter de cette explication : « on pensait
qu’il s’agissait de ballons. Mais ce qui était bizarre, c’est
qu’ils étaient excessivement hauts » rapporte un
témoin. « L’observation a duré 20 minutes
» ajoute-t-il.
La quatrième observation
s’est déroulée le mardi 4 mars 2003. Le témoin, un
jeune homme d’une vingtaine d’années réside aux Paquis,
un quartier proche du centre de la ville de Genève, sur la rive
droite du lac léman. Son appartement se trouve au dernier
étage de l’immeuble, deux fenêtres s’ouvrent ainsi sur le
ciel.
Vers 13h30, il lève fortuitement la tête en direction de
la fenêtre et observe des dizaines de « boules de
lumière » se déplaçant lentement dans le
ciel. Tout en gardant leur distance relative entre eux, les objets
semblent néanmoins tendre vers un mouvement d’expansion.
« Ce qui m’a étonné, c’était l’altitude, les
mouvement, la durée d’observation et le nombre d’objets »
nous a rapporté le témoin. L’altitude car les objets
semblaient très hauts dans le ciel, plus haut que ne le seraient
des ballons. Les mouvements car les objets étaient beaucoup trop
stables pour être des ballons. « Un ballon en vol, c’est
quand même beaucoup plus frénétique » a
remarqué le témoin. De plus, les objets paraissaient
attirer par une des sphères plus grosses que les autres :
« je les voyais graviter autour de la grosse forme ».
Quant à la durée d’observation, elle est anormalement
longue pour un lâcher de ballons : le témoin observa les
sphères durant au moins 20 minutes. « Je suis parti de
chez moi à 13h40 et je suis arrivé au travail à
14h05, et je les voyais encore ».
Ces différentes anomalies ont incité le témoin
à immortaliser l’observation avec sa caméra : « Si
cela avaient été des ballons, je n’aurais jamais
cherché la caméra, pris une cassette, la rembobiner,
chercher une plage de libre ». Bien qu’il put observer les
étranges objets à l’œil nu, il eut de la
difficulté à les observer dans le viseur de la
caméra. C’est pourquoi il n’enregistra qu’une dizaine de
secondes de son observation.
La cinquième observation
remonte au 19 juin 2005, à 12 heures. En plein centre de
Genève, le témoin, accompagné de deux amis, filme
un phénomène identique durant 11 minutes sans
interruption. « C’était des points blancs, comme des
boules. Il y a un premier groupe de points assez important
composé de 4 ou 5 gros points de taille semblable et dans le
fond, sur un deuxième plan, on voit une myriade d’autres points
blancs » décrit le témoin en ajoutant que «
le mouvement du groupe de points est très régulier et
lent. Mais à l’intérieur du groupe, on voit nettement les
boules se déplacer ».
Capture vidéo de la séquence du 19 juin 2005
Les quatre boules les plus imposantes se déplacent plutôt
lentement, et la myriade de boules au second plan semble se
déplacer beaucoup plus rapidement ». Voici deux extraits
vidéos de ce document vidéo exceptionnel :
Cinq observateurs indépendants - qui ne se connaissent donc pas
– observent et filment des objets identiques au-dessus de
Genève. Et ceci à des périodes différentes
: 1993, 1998, 2000, 2003 et 2005. A chaque fois, l’observation est
suffisamment insolite pour que les témoins prennent la peine de
contacter les enquêteurs, les rencontrent, leur consacrent du
temps et leur confiance. Cette démarche est courageuse, car elle
l’emporte sur la peur du ridicule et de l’inconnu. Ainsi, l’un des
témoins me confia : « Je ne savais pas qui vous
étiez. J’avais peur de tomber sur une secte ». Un autre me
dit : « Si je n’avais eu l’observation sur la pellicule, je ne
vous aurais jamais contacté ».
Bref, les témoins sont de bonne foi et courageux. Combien
d’individus ont observé ce phénomène sans jamais
oser prendre contact avec les enquêteurs ? Autrement dit, est-ce
que ces comptes-rendus constituent une goutte d’eau dans la mer ?
Et qu’ont réellement observé les témoins ?
L’explication la plus plausible, simple et économique est celle
des ballons. De bonne foi, les témoins auraient tous commis la
même erreur, à savoir prendre des vessies pour des
lanternes.
Nous avons investigué la piste des ballons. Par exemple,
l’observation de 2003 coïncide avec la fête organisée
en l’honneur de la victoire du « Team Alinghi ». Durant
cette manifestation, un lâcher de ballons aurait
été probable. Or, les réjouissances eurent lieu le
dimanche 2 mars 2003 et non le 4, jour de l’observation. Ce jour-ci,
l’équipe de Alinghi avait déjà fait ses bagages et
la fête avait donc cessé depuis 2 jours. Ici, la piste des
ballons se dégonfle. Et que penser du curieux
phénomène de « disparition »
qu’expérimenta George Birney ? Peut-on l’imputer aux ballons ?
Des sphères aux
propriétés stupéfiantes
Quand on élargit le spectre de l’enquête, le doute n’est
plus permis. Certains comptes-rendus d’OVNIs identiques dans les cieux
d’autres nations permettent d’écarter définitivement la
thèse des ballons.
L’enquêteur Alain H., de l’équipe belge d’UFOCOM, a porté un
intérêt soutenu à ces sphères. Parmi les
étonnantes caractéristiques de ces objets, il note qu’ils
« peuvent apparaître ou disparaître sur place, sans
modification de couleur ou de taille, comme par effet de “ fading ”
». Il note également des « oscillation de
luminosité par paire, des rotations rapides, éjections
d’une sphère par une autre ».
Les témoignages et documents de vidéastes amateurs
montrent que ces sphères sont capables d’une palette de
manœuvres incompatibles avec des ballons : fusions d’un objet avec un
autre, virages à 90 ou 180 degrés, etc…
Captures d'images montrant la fusion entre deux sphères de
lumière
Les commentateurs attentifs au phénomène ont rangé
ces objets dans la catégorie des OVNIs. Beaucoup supposent que
ces sphères constituent des sortes de « mouchard »,
larguées d’objets plus imposants. Ainsi, Alain H. écrit
que « ces sphères lumineuses semblent être des
engins d’observations passifs, ayant une certaine prédilection
pour les endroits où s’effectuent des recherches technologiques
avancées ayant trait au domaine militaire et aux radars ».
De nombreux comptes-rendus viennent appuyer cette hypothèse. M.
Birney n’observe-t-il pas un objet en forme de disque non loin des
sphères ? Le jeune homme des Paquis ne rapporte-t-il pas que les
sphères semblent graviter autour d’un objet plus imposant ?
Contacts psychiques
L’hypothèse des ballons s’écroule dès que l’on
considère la dimension psychique de ce phénomène.
Car, bien souvent, une étrange interaction semble
présider aux observations des témoins. Chose
évidemment inconcevable dans le cas de simples ballons.
L’Anglais Anthony Woods, résidant à Bedhampton et
témoin privilégié de ces sphères, est
« averti » de leur présence par ce qu'il
décrit comme des « picotements ». C’est ainsi qu’il
a réussi à les filmer à plusieurs reprises.
Ce témoin explique que « les objets évoluaient dans
le ciel d’une façon intelligente et intentionnelle. J’ai
réussi à les filmer durant 20 minutes (…) jusqu’au moment
où un grand objet discoïdal apparut. Ce film est
stupéfiant, car il montre une forme d’intelligence de la part de
ces objets ».
Un groupement de recherche japonais, OUR-J, basé à Tokyo,
est convaincu que l’apparition de ces sphères peut être
provoquée, en se concentrant. Ces chercheurs ont alors
réussi à les faire apparaître et les photographier
avec de puissants téléobjectifs. Qu’elles soient
observées au téléobjectif ou à l’aide de
jumelles, les sphères semblent « transparentes ».
Sphère photographiée au téléobjectif
Quant au témoin de Genève du 19 juin 2005, il fait
remarquer que « le jour de l’observation, j’étais
peut-être dans un état de réceptivité plus
intense que d’habitude ».
Nature organique des sphères
Ces OVNIs, des « mouchards » extraterrestres ? Pas si
sûr. Les témoins en contact avec ce
phénomène ressentent l’impression que ces sphères
sont de nature organiques, voire vivantes. Pour Anthony Woods, «
la majorité des objets que j’ai observés
représente une forme quelconque de créatures vivantes
».
Cette impression est partagée par de nombreux autres
témoins, dont le « père des soucoupes volantes
», Kenneth Arnold. Pour rappel, Arnold est l’aviateur
privé qui observa neuf objets « qui se
déplaçaient comme des soucoupes qu’on aurait fait
ricocher sur l’eau » le 24 juin 1947 et qui lança
l’affaire des « soucoupes volantes ». En 1967, il
écrivait dans le magazine Look : « Après mon
observation, je gardais l’impression que ces OVNIs
représentaient quelque chose de vivant plutôt que des
machines – une sorte d’organisme vivant capable, apparemment, de
modifier sa densité » .
Conclusions
Ces sphères ne sont pas des ballons et leurs
propriétés ne se limitent pas à leurs dimensions
physiques. Elles semblent attachées à certains individus
(cas de Anthony Wood en Angleterre, Chris Miller aux Etats-Unis) ainsi
qu'à certains lieux géographiques, comme je l’ai
démontré dans mon ouvrage « OVNIs – Les Agents du Changement »,
paru chez JMG en décembre 2005. Genève fait partie de ces
lieux. Pourquoi ? L’histoire nous apprend que les OVNIs ont toujours
été « attirés » par les installations
traitant l'atome, que ce soient à des fins civiles ou
militaires. Peut-être que la présence du CERN
(acronyme du Conseil Européen pour la Recherche
Nucléaire) y est pour quelque chose ?
Nous laissons au lecteur le soin de se forger sa propre opinion…